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4月14日 Le feu sacréSeul dans sa roulotte, devant sa glace Tandis que les visiteurs cherchant leur place Fourmillent dans le chapiteau bruyant Le clown se maquille lentement.
Mais aujourd’hui quelque chose à changé. Malgré un maquillage sans retouche Un maquillage parfait L’homme ne se reconnaît plus Quelque chose a changé.
Enfin le clou du spectacle commence Il entre sur scène sous une pluie d’applaudissements Devant un arc en ciel de sourires d’enfants.
Le drame se passe, Les rires s’estompent. L’arc en ciel disparaît, Il a perdu le feu sacré.
Les gens sont partis, il est resté Ce n’est pas le maquillage qui fait rire, C’est seulement le feu sacré. 3月17日 La boutique est en ligneBonjour à toutes et à tous.
Je vous annonce l'arrivée en ligne de ma boutique professionnelle Clara-Lou !
Vous pouvez y accéder en cliquant sur le lien dans le module perso (sous les photos).
Je vous invite à y faire un petit tour par curiosité.
Par contre les éventuelles commandes ne pourront se faire qu'à partir de demain, le temps que la banque dévérouille le paiement en ligne...
Bonne visite ! 2月14日 Costa RicaPerdue au milieu de la jungle du Costa Rica, la tour du Professeur Ernst Zigmor n’était accessible que par aéronef. Éminent spécialiste déchu, ses travaux, aux marges de la génétique, lui avaient valu l’exil dans les années 2060. Il vivait depuis dans cette tour, seul avec sa fille Malika. Cette dernière avait toujours eu des doutes sur la mort tragique de sa mère qu’elle n’avait pas connue. Pourquoi ? Oh, de simples impressions rien de plus : des imprécisions dans le récit de son père, son habitude d’esquiver le sujet, l’absence de photo et surtout le vide d’émotion qu’elle sentait en lui lorsqu’il acceptait, non sans réticence, de lui raconter leurs souvenirs. Autre chose la perturbait profondément depuis toujours : c’était cette interdiction impérieuse de monter au cinquième étage de la tour. Cet étage renfermait le laboratoire. Son père ne voulait pas qu’elle y pénètre de peur que, par maladresse, elle casse quelque chose et anéantisse une de ses expériences… ça c’est ce qu’il disait mais autant cet argument tenait la route lorsqu’elle était une fillette, autant à vingt ans révolus cela n’avait plus de sens. Ce soir là elle décida d’en avoir le cœur net. Pendant son sommeil, elle lui déroba les clés et se faufila sans bruit hors de sa chambre. Munie d’une lampe de poche elle pénétra dans l’immense salle. Des couleurs luminescentes bleues, vertes exhalaient de tubes de verre, de fioles. Là un ordinateur en veille relié par des milliers de fils à des machines sortes de moteurs, de vitrines, de congélateurs... Et puis les expériences : cultures de moisissures, cultures de tissus…animaux !? Humains !? Comment savoir ? La curiosité la poussa à fouiller dans les dossiers de l’ordinateur. Parmi eux, un dossier intitulé Mila Fiedrich ; à l’intérieur : 34 ans, célibataire, 10 ans de traitements infructueux pour avoir un enfant, sujet idéal… « Que fais-tu là ? » Surgit une voix derrière elle au même instant que la lumière. « Je veux savoir qui je suis ! Qui est ma mère ? ». Après quelques veines tentatives afin d’esquiver une fois de plus les questions embarrassantes et devant la détermination affichée de Malika, le professeur finit par lui avouer la vérité. Les progrès de la science et de sa science lui permettaient de construire de toute pièce un corps humain. Mais ce qu’il ne parvenait pas encore à faire c’était de lui donner vie. Vingt et un ans auparavant il avait proposé à une femme, Mila Fiedrich, de prélever quelques cellules de son cerveau afin d’en faire une culture pour donner vie à un corps d’enfant. Malheureusement, la femme eut des séquelles post-opératoires : elle avait perdu certaines capacités et ne pouvait plus communiquer, jusqu’au jour où elle s’était enfuie dans la jungle. A ces mots Malika s’enfuit à son tour comprenant qu’elle n’était qu’une expérience, un assemblage. Le professeur lui cria de rester. « Non ! Jamais ! » Elle courait dans la forêt désespérée, perdue, trahie, vide, croyant devenir folle. Mais une ombre apparut… 2月12日 Les citadellesJe ne suis pas de ceux qui prennent les citadelles Maîtrisant le verbe qui séduit les galantes, Mais cette fois j’aimerais d’une manière éclatante Arracher tes défenses, te faire fondre aux chandelles. Les brûmes d'éther de l'ouestUn dieu ou un autre lui aura chuchoté que cette quête particulière serait sans doute celle dont on se souviendrait le mieux, longtemps après sa disparition. Voilà pourquoi Grimload n’hésita pas longtemps avant de partir avec son équipage à la découverte de nouvelles terres. Il choisit d’affronter l’inconnu espérant qu’Eole les pousserait jusqu’aux brumes d’éther de l’ouest. Aucun navire n’était jamais revenu de cette contrée maritime que ni le vent ni le soleil ne réussissaient à pénétrer. Grimload comptait parmi ses hommes les épaules les plus robustes du peuple viking. Avec l’appui de Thor et la cadence du tambour d’Artol, il était persuadé de pouvoir souquer à travers les brumes d’éther et percer leur secret. Que cachaient-elles ? De nouvelles terres ? La fin du monde ? La maison des dieux ? Il serait le premier à le découvrir et à en revenir sain et sauf. Le drakkar fut chargé : bière, viande salée, cochons, chevaux, eau douces et armes ; le maximum que pouvait contenir le navire. Une fête en l’honneur des dieux fut donnée pour attirer leur bienveillance, et enfin les adieux aux femmes avant le grand départ. Quand reviendraient-ils ? Nul ne le savait. Reviendraient-ils ? Nul ne pouvait le dire. Au dixième jour d’un vent favorable, une tempête éclata. Le grand drakkar n’était plus qu’une coquille de noix ballottée par des vagues de plus de vingt pieds. Les hommes attachés à leurs bancs par des cordes et assaillis par les eaux s’arqueboutaient aux rames pour maintenir le drakkar face aux rouleaux ; une lame prise de flan aurait brisé le bateau comme une main divine. Pour calmer cette fureur il fallait un sacrifice. Le plus majestueux des chevaux (en fait le seul qui n’était pas encore passé par dessus bord), fut saigné en offrande. Quelques heures après alors que toutes les vivres, les bêtes et deux hommes avaient sombré dans les flots, l’embarcation se stabilisa enfin, submergée par une brume glacée et pénétrante. Ils avaient atteint les brumes d’éther de l’ouest… Les gestes d’amour
Je t’aime, je t’aime, je t’aime… Les plus belles paroles que je connaisse Mais à les offrir sans cesse, Leur message s’étiole Jusqu’à devenir de belles paroles Pleines de vide.
Un petit rien, un pas grand chose De temps en temps rien qu’une rose Un p’tit câlin au creux des bras Un p’tit bisou dans le cou Autant de déclarations silencieuses Autant d’attentions précieuses.
Mais peut-on aller plus loin ? Comment prouver la force de son amour ? Je vous le dis sans détours : Si tel est son dessein Un amour qui cherche à se montrer N’est qu’un fard
L’amour c’est donner sans retour ni détour Les plus beaux gestes d’amour, les plus vrais Sont les plus innocents, les plus discrets Si discrets que seul l’Amour Saura les reconnaître, les apprécier Sans les négliger… Noir comme d’habitude
Quand j’ai vu les phares en veilleuse, j’ai senti le danger. Traversant cette calme avenue, j’étais tombée dans le piège. J’ai senti que tout était perdu.
Le cœur au bord des tempes, je continuai mon chemin fixant droit devant le noir dans l’allée. Arrivée à la porte, la clef s’échappa de mes mains fébriles et embarrassées de cours et de mon sac de danse. Je me baissai, les veilleuses s’étaient éteintes. J’ouvris la porte, me retournai et … il était là, immense, planté dans le silence obscur, la main sur la porte. Je fermai les yeux et reculai. Que devais-je faire ? Que devais-je dire ? Déjà son bras solide accrochait ma taille et ses lèvres fermes et douces prenaient les miennes. Le souffle court, pas un mot, pas un cri, le combat était intérieur, le péril était moral. Devais-je lui céder ? Devais-je me céder ? Mon corps brûlait de lui, mon âme se torturait du devoir. Il s’écarta, plongea son regard profond, doux et aimant dans mes yeux comme pour lire dans mes pensées à la recherche de mes derniers remords. Il caressa mes cheveux, me sourit et attendit…ne voulant pas me forcer, comme s’il comprenait que le dernier pas pour le grand saut devait venir de moi. Je fermai les yeux… Le lendemain, je me levai et je préparai mon café noir comme d’habitude. Hébétée par se rêve merveilleux, je retournai m’allonger près de lui. Quand plus tard il est parti, j’ai écarté les rideaux, le ciel était bleu pâle, ce serait peut-être une bonne journée. 2月11日 Bouteille à la mer
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